Décider de la bonne procédure

Publié le mercredi 11 février 2026

Vous avez réalisé la visite d’un logement suite au signalement de son mauvais état et vous vous posez une question essentielle : que dois-je faire maintenant?

La réponse se trouve dans la nature des désordres constatés.

Tous les logements dégradés ne relèvent pas des mêmes règles, ni des mêmes responsabilités. Pour agir de façon efficace — et éviter de perdre du temps ou de vous tromper de procédure — il est indispensable de savoir reconnaître les grandes catégories de désordres.

Dans cet article, nous vous présentons les 5 principaux types de situations que vous pouvez rencontrer, avec leurs caractéristiques, des exemples concrets… et ce que vous pouvez faire en tant qu’agent de collectivité ou élu.

1. Le logement non décent

Un propriétaire se doit de délivrer un logement décent à ses occupants/locataires. On parle de non-décence lorsque les critères minimaux de décence répertoriés dans le (Ouvre une nouvelle fenêtre) décret décence ne sont pas respectés.

Ce type de désordre est courant, notamment dans les logements anciens ou mal entretenus.

Les exemples typiques :

Ce qu’il faut savoir :

2. Le non-respect des règles sanitaires d’hygiène et de salubrité (RSHS)

Certains logements ne respectent pas les normes minimales d’hygiène fixées par le Code de la santé publique.

Depuis 2023, ces règles remplacent progressivement les anciens règlements sanitaires départementaux.

Exemples :

Certaines problématiques constatées sont communes avec la non-décence. C’est même souvent le cas. Elles seront traitées à la fois par une procédure de non-respect des règles sanitaires d’hygiène et de salubrité diligentée par la commune et par un signalement de non-décence à la CAF ou la MSA si l’occupant est allocataire.

OILHI vous guide dans ces deux axes complémentaires de traitement de la situation.

Ce qu’il faut savoir :

Remarque : certaines dispositions résiduelles des Règlements Sanitaires Départementaux (RSD) restent en vigueur tant qu’elles n’ont pas été expressément abrogées.

Les maires doivent donc continuer à appliquer ces articles, en particulier pour les désordres liés à l’hygiène des locaux, aux installations sanitaires ou à l’entretien des immeubles. Ces textes constituent une base juridique essentielle dans de nombreuses situations de terrain.

3. Le danger sanitaire ponctuel

Il s’agit d’un danger immédiat pour la santé des occupants, sans que cela constitue une insalubrité généralisée. Ces situations nécessitent une réaction rapide.

Exemples :

Ce qu’il faut savoir :

4. Le danger pour la sécurité (mise en sécurité / péril)

Un bâtiment peut menacer la sécurité des personnes, soit à cause de sa structure, soit de ses équipements. C’est ce qu’on appelait autrefois un “péril”.

Exemples :

Ce qu’il faut savoir :


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5. L’insalubrité

C’est souvent la situation la plus grave. Un logement ou un immeuble est déclaré insalubre lorsqu’il est dangereux pour la santé ou la sécurité, soit par son état, soit par son usage.

Exemples :

Ce qu’il faut savoir :

Vous pouvez enclencher la démarche via Oilhi et solliciter l’ARS via Signal logement.

Vous pouvez aussi rencontrer une situation de danger avéré résultant d’un événement externe

C’est une situation dangereuse à laquelle il faut mettre fin immédiatement sous peine d’avoir des blessés mais qui résulte d’une cause externe ayant engendré une fragilité importante du bâti.

Exemples :

Ce qu’il faut savoir :


Maintenant vous savez à quoi correspondent les désordres que vous avez constatés !

📌 Rendez-vous sur (Ouvre une nouvelle fenêtre) OILHI, votre assistant pour intervenir sur tous les signalements.

👉 Lancez un dossier et retrouvez toutes ces informations directement : (Ouvre une nouvelle fenêtre) https://www.oilhi.beta.gouv.fr/

Écrit par :

Marie-Laurence Leterme

Responsable de l'unité ELIOTS – DDTM du Pas-de-Calais